Relance de la station de ski du Mont-Orford

Coopération ou concurrence ?

vendredi 19 février 2010 par Hubert Simard

Mise à jour 2010-03-20

Le choix entre coopération et concurrence demeure d’actualité
Le panel organisé par Vision Magog-Orford était une bonne occasion pour poser la question du choix entre coopération et concurrence. La réponse est venue d’Orford 911. « … il faut que tout le monde qui est intéressé ait la chance de soumissionner… s’il n’y a pas d’appel d’offres, je doute de la qualité de l’offre qu’on va recevoir… ».

_ Audio - Question de Mont-Orford, la saga

_ Le sujet est revenu à l’occasion d’une rencontre organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de Magog-Orford le 16 mars. Le promoteur Vertendre et la Coopérative de solidarité du Mont-Orford exposaient leurs visions.

_ Passage tiré de l’article Compte à rebours, Semaine 40

_ Le compte-rendu de Dany Jacques, du Reflet-du-Lac, porte le titre « L’union fera-t-elle la force pour assurer l’avenir du Mont-Orford ? ». Plusieurs participants posaient la question de l’association de ces deux promoteurs. Le directeur général de Tourisme Estrie en a fait la suggestion de même que Bernard Caza, du Vieux Clocher de Magog qui a fait le commentaire suivant : « C’est important de travailler ensemble, car on a enfin un projet collectif qu’on a jamais eu précédemment »

Éditorial du 19 février

La région fait face à un choix stratégique. La mairesse Vicki May Hamm a posé un geste réfléchi qui a « étonné » l’ensemble de la communauté. Elle était en réflexion sur le dossier du Mont-Orford depuis son élection en novembre 2009.

Alors qu’on attend le dépôt de l’appel d’offre pour les installations de la station de ski et du terrain de golf, le conseil municipal de la Ville de Magog vote, à l’unanimité, une résolution sur une position de principe favorable à l’approche coopérative pour la relance de la station de ski du Mont-Orford. Ce n’est pas un coup de tête. La position a été mûrie et validée auprès de l’ensemble des membres du conseil.

Le premier message qui est envoyé interpelle l’ensemble des intervenants à commencer par le gouvernement du Québec qui est en voie de finaliser l’appel d’offre. La Ville de Magog n’a plus confiance dans la gestion privée traditionnelle pour assurer la pérennité de la station de ski du Mont-Orford. Si le passé est garant de l’avenir, un marché de concurrence libre conduira au démantèlement des installations et à la fermeture de la station de ski.
Les gestionnaires privés de la station de ski depuis les quinze dernières années n’ont pu la rendre profitable malgré des ententes contractuelles avantageuses de la part du gouvernement. Comment une entreprise d’une industrie en contraction pourrait-elle faire mieux sans le filet protecteur des garanties gouvernementales ?

Le deuxième message transmis par les lucides du conseil municipal de la Ville de Magog est que la solution est dans le camp des solidaires de la Coopérative de solidarité du Mont-Orford. Mille personnes ont signé la carte de membre et payé la cotisation de 200$.

Ce ne sont pas des idéologues qui s’expriment. Ce sont des personnes qui préfèrent les entreprises privées prospères et génératrices de richesse aux entreprises fragiles à caractère collectif. Par contre, devant l’impasse, ces mêmes personnes sont prêtes à faire preuve de pragmatisme et à soutenir une entreprise dont la mission consiste à valoriser des acquis collectifs plutôt que des rendements financiers.

Pour les élites locales, c’est un virage considérable. Il y a une très grande différence entre courtiser des investisseurs qui ont toute l’autonomie financière pour assumer les frais de leurs projets et transformer la communauté en investisseurs porteurs d’un intérêt collectif. Le message personnel de Jérémy Parent témoigne de l’intensité des réflexions en cours.

La mairesse Vicki May Hamm a mis la communauté d’affaires locale au défi d’opérer le virage coopératif. Il n’y aura pas de solution sans un large consensus.

Les scénarios

Le scénario de la fermeture : le milieu est divisé et les recycleurs gagnent l’appel d’offre. Ils démantèlent les installations et la station de ski est définitivement fermée.

Le scénario de la continuité : les diverses composantes de la communauté se rassemblent autour du projet de coopérative et arrivent à un consensus. Un accord est conclu avec le gouvernement pour mettre de côté l’appel d’offre et pour négocier une entente.

Entre ces deux scénarios, il y a toute une gamme de scénarios intermédiaires plus ou moins chaotiques et coûteux en énergie et en ressources financières.
Les personnes hésitantes qui veulent aller au bout de l’exercice de l’appel d’offre tout en gardant ouverte l’option de la coopérative devraient se poser la question suivante.

Si la région se met rapidement en mode coopération et obtient que le gouvernement quitte le mode concurrence pour passer également en mode coopération, n’y a t-il pas des gains substantiels à obtenir ? Par exemple, la sauvegarde de la saison 2010-2011 avec la vente des passes de saison qui devrait débuter bientôt.


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