Le compte à rebours se poursuit

Semaine 14, 2010-09-13

mardi 14 septembre 2010 par Hubert Simard

Le mardi 14 septembre

Pas d’annonce avant le 24 septembre ?

Au cours d’une entrevue de Mont-Orford, la saga avec le conseiller syndical de la FTQ, Marc Bellemare, ce dernier confirme que le député Pierre Reid lui a transmis l’information à l’effet que la soumission de Robert Sudermann était conforme aux critères de l’appel d’offres.

Il faut faire la distinction entre la conformité à l’appel d’offres et le travail du comité de sélection, qui comprend des fonctionnaires, un représentant de la région, et des représentants de l’industrie touristique, du secteur financier et du milieu légal. Ce comité, dont les nominations ne sont pas publiées, pour éviter que les membres soient soumis à des influences, doit faire des recommandations au nouveau ministre, Pierre Arcand. Une recommandation de ne pas donner suite à la soumission est toujours possible.

Le comité n’a pas terminé ses délibérations et, comme le bureau de Pierre Reid l’affirmait, il ne pouvait pas avoir confirmé l’acceptation de la soumission de Robert Sudermann.

Selon la rumeur, l’annonce de la décision du ministre se ferait autour du 24 septembre, ce qui n’est pas confirmé par son bureau. Par contre, on convient que la date est plausible, compte tenu du fait qu’il y a un engagement à prendre une décision avant la fin de septembre. Lorsqu’on cherche à obtenir des nouvelles du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), on nous renvoie au communiqué du 9 juillet 2010 qui annonce la transmission des résultats de l’évaluation à la ministre Beauchamp au cours du mois de septembre. Par la suite la ministre, qui a été remplacée par Pierre Arcand, pourra communiquer sa décision.

Par ailleurs, le conseiller syndical Marc Bellemarre est anxieux de pouvoir consulter le plan d’affaires de Robert Sudermann. On appréhende que la stratégie d’investissement de l’entrepreneur soit limitée au réinvestissement d’hypothétiques profits et que la station de ski soit opérée à 60% de sa capacité, le minimum exigé dans l’appel d’offres. La soumission a été rédigée en anglais, ce qui aurait ralenti les travaux du comité. Il s’inquiète de la capacité du soumissionnaire à communiquer en français. « L’Estrie ce n’est pas Gatineau » affirme-t-il. Il faut que des liens se créent entre Sudermann et les représentants du milieu économique. On s’inquiète aussi du fait que la région n’ait pas progressé dans le montage du fonds de relance de la station touristique. On s’attendait à ce que des décrets soient annoncés pour permettre une surtaxe sur les ventes réalisées sur le territoire de la station touristique. Cette surtaxe serait dédiée aux investissements dans la station touristique. Les travailleurs du Mont-Orford s’appliquent à démontrer la qualité de leur force de travail et les travaux de préparation en vue de la saison 2010-2011 seraient en avance sur l’échéancier. Sujets d’inquiétude supplémentaires, le pont qui donne accès au secteur du Mont-Giroux serait en mauvaise condition au point de rendre impraticable l’accès des véhicules d’urgence aux installations. On ne sait pas, non plus, quelles seront les travaux nécessaires et les échéances pour répondre aux exigences de la Régie du bâtiment.

Crédits de 2 M $ d’Investissement Québec ?

Autre rumeur à l’effet que Investissement Québec aurait consenti un prêt de l’ordre de 2 M $ à Robert Sudermann. Investissement Québec reconnaît que Robert Sudermann est un client de l’institution et qu’un dossier concernant la station touristique du Mont-Orford est à l’étude. Par contre, on réfute l’information à l’effet qu’une décision ait été prise dans ce dossier. Vraisemblablement, Investissement Québec doit attendre la décision ministérielle avant de formaliser l’ouverture de crédits. Cet éventuel crédit servirait-il à cautionner un autre prêt qui permettrait le montage financier nécessaire pour rencontrer l’exigence d’une garantie de 4 M $ ? Est-ce une façon de pallier à l’incapacité de Robert Sudermann d’avancer les fonds privés nécessaires pour répondre à la condition de la garantie ? Si c’est le cas, est-ce que le gouvernement du Québec ne se trouverait pas dans la situation d’assumer indirectement le risque de la garantie de 4 M $ qu’il exige du soumissionnaire ?

Ski Montjoye complètement démantelé

Un article de Jean-François Gagnon, en page 2 de La Tribune, met en relief le démantèlement du dernier télésiège de Ski Monjoye. Le télésiège quadruple a été vendu pour un montant de 300 000 $ à Ski Bromont, qui continue d’investir dans le développement de son domaine skiable. D’après Charles Désourdy, un tel équipement neuf aurait coûté jusqu’à 2 M $.

L’ex-propriétaire de la station de ski, Serge Couture, aurait préalablement offert le télésiège à la Coopérative de solidarité Montjoye. Ses représentants n’ont pu répondre à l’offre. De son côté la municipalité du Canton d’Hatley remet en question l’achat des terrains et des bâtiments du Centre de ski Montjoye. Après une entente de principe sur un montant de 899 000 $, la municipalité veut renégocier le prix à la suite d’une évaluation de l’état des bâtiments.

La Coopérative de solidarité reconnaît que la saison 2010-2011 est définitivement compromise mais elle cherche encore une solution à long terme pour la relance de la station de ski.

Le mercredi 15 septembre

En page 4 de LaTribune, Jean-françois Gagnon fait le point sur plusieurs aspects du dossier du Mont-Orford. Un des engagements de la ministre Beauchamp n’a pas été réalisé mais il est maintenu conditionnellement à la réouverture de la station de ski à la suite d’une éventuelle décision favorable du ministre relativement à la soumission de Robert Sudermann. La disponibilité d’un approvisionnement en eau fiable est une condition de succès de la qualité de l’enneigement artificiel de la station de ski. Le MDDEP a déjà procédé à la réfection de la digue de l’étang aux Cerises. Il reste encore à refaire la conduite d’eau jusqu’au pied du Mont-Orford. C’est un investissement de l’ordre de 1,5 M $.

La conduite existante serait toujours fonctionnelle, malgré les fuites. De toute manière, l’optimisation du système d’enneigement devra faire l’objet d’investissements additionnels. Des nouveaux canons à neige seront nécessaires pour bénéficier des dernières technologies dans ce domaine.

Selon Jean-François Gagnon, le fonds de relance générerait 400 000 $ par an au lieu du montant de 1 M $ prévu par le CLD. Une relance de ce projet de Fonds est prévue dans la mesure où la décision gouvernementale permet la relance de la station de ski.

Le CLD de Memphrémagog, qui a été au coeur du leadership régional dans le dossier du Mont-Orford, subit une situation de crise avec le départ de la présidente, la mairesse Vicki May Hamm, et de Ghyslain Goulet, le directeur-général de l’organisation. Mme Hamm a été la porte-parole de la région dans le dossier du Mont-Orford.

Les chaises sont vides à un moment où le sort de la station touristique demeure incertain.

Sur les ondes de 107,7 CHLT, le député d’Orford, Pierre Reid, se dit confiant que le seul soumissionnaire pour la station touristique du Mont-Orford, Robert Sudermann, obtiendra le mandat de gestion de la part du gouvernement. Il affirme ne pas s’être mêlé du processus d’évaluation qui a cours.


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