Le compte à rebours se poursuit

Semaine 34, 2010,04-26

lundi 3 mai 2010 par Hubert Simard

Mardi 27 avril 2010 - Un constat de « pensée magique »

L’Association des stations de ski du Québec (ASSQ) livre des commentaires intéressants en marge de la commission parlementaire sur le projet de Loi 90. Jean-François Gagnon signe un article dans La Tribune. L’association n’a pas été invitée à témoigner en commission parlementaire mais elle a fait parvenir une lettre.

Elle signale l’importance de la station de ski du Mont-Orford pour l’industrie du ski du Québec. Celle-ci fait partie de la douzaine des centres de ski les plus importants. Constat majeur, « si on conserve les mêmes règles d’exploitation, il y aura échec ». Le président de l’organisme, Claude Péloquin, déplore le fait que ses remarques ont été mal accueillies par les participants au comité de parrainage de la MRC de Memphrémagog. « Je leur avais dit que la communauté devrait s’investir, mais cette idée ne passait pas. Il y avait comme une forme de pensée magique. »

Ce commentaire fait écho au mea culpa de l’ex maire de Magog, Marc Poulin, à la suite des élections de novembre 2009.

Le président de l’association plaide pour une contribution du milieu municipal. C’est devenu une condition de réussite des centres de ski, dont la rentabilité, d’une manière générale, est faible. Même les grands centres, comme Whistler et Mont-Tremblant bénéficient de l’aide locale. À l’échelle de l’Amérique du Nord, la taxation locale est souvent modulée pour faciliter le maintien des attractions touristiques.

Aussi, le président de l’ASSQ remarque que l’État, à tous les niveaux, participe au financement des sports d’intérieur, ce qu’il ne fait pas pour les sports de glisse. La Ville de Magog, avec la participation de d’autres municipalités de la région, participe au financement du centre sportif de la polyvalente La Ruche, sans compter l’aréna locale.

Jeudi 29 avril - Le consensus contre la fermeture du centre de ski

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Consensus milieu économique
Conférence de presse 2010-04-29

Tous les représentants du milieu économique sont réunis dans la salle du conseil de la MRC de Memphrémagog de la MRC pour exprimer un consensus de la région pour la relance de la station touristique. Un premier objectif est de gagner la bataille de perceptions à la suite des audiences de la commission parlementaire sur le projet de Loi 90. On reproche à la ministre d’avoir évoqué un « clivage » entre les représentants de la région. On veut y substituer l’image que, d’un côté, il y a des individus exprimant des positions marginales en fonction d’intérêts sectoriels et, de l’autre, il y a le consensus des élus et du milieu économique.

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Communiqué CLD
Consensus - 2010-04-29

La commission parlementaire a reçu des représentants de la MRC, du milieu économique et du milieu de l’environnement. Ces derniers n’ont pas été invités à participer à cette expression de consensus.

Pour donner plus de poids à cette image de consensus, le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, a été mobilisé pour dénoncer l’impensable fermeture de la station touristique du Mont-Orford. Il apporte, également, son soutien aux modifications au projet de loi pour autoriser les liens entre le Mont-Orford et les projets de développement immobilier.

C’est la mairesse Vicki May Hamm qui exprime la pression du milieu économique sur le gouvernement. « Il est clair pour tout le monde ici aujourd’hui, qu’un refus d’amender le projet de loi dans ce sens, équivaut à la fermeture de la station ».


Nouvelles Radio-Canada Estrie

Nouvelles TVA Estrie

Vendredi 30 avril -

Dans le Reflet-du-Lac, Dany Jacques met en évidence les risques de divisions partisanes à l’Assemblée nationale. « Orford : Pas sacrifiée entre deux partis politiques, Vicki May Hamm refuse que la région soit prise en otage dans le dossier d’Orford »

En pages 2 et 3 de La Tribune, on médiatise l’exercice de relations publiques du jeudi 29 avril qui visait à démontrer la solidarité de la grande région de l’Estrie contre la fermeture de la station de ski du Mont-Orford. Plus précisément, l’objectif de la rencontre est de rassembler les représentants du milieu économique pour livrer des messages avant l’adoption de la Loi 90.

La présence du maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, et de Serge Audet, président de la Chambre de commerce de Sherbrooke, donne du poids à cet exercice de solidarité régionale.

Les organisations environnementales n’ont pas été invitées à cette manifestation de consensus, contrairement à l’événement de Vision Magog-Orford du 25 février 2010. Ce n’était pas explicite de la part des représentants du milieu économique, mais le chroniqueur Luc Larochelle l’exprime crûment : « C’était d’abord un contrepoids aux verts les plus radicaux pour qui deux chaises d’accommodement à l’intérieur du parc national du Mont-Orford (afin de desservir des développements immobiliers à l’extérieur) seraient sacrilège. »

Le chroniqueur signale que la région demande au gouvernement de s’engager et de s’exposer une nouvelle fois aux critiques alors qu’elle n’a pas encore déposé son propre plan de soutien à la station de ski.

« Si la région s’organise... Elle (la région) vaincra le défaitisme ainsi que le radicalisme qui n’a plus sa place depuis que le gouvernement Charest a admis et corrigé ses erreurs en réintégrant la montagne dans le parc. »

Dans le jeu des relations publiques, tout le monde se positionne pour éviter la responsabilité de l’éventuelle fermeture de la station de ski. Le scénario est déjà écrit. Le gouvernement ne pouvait plus justifier le paiement du déficit de la station de ski. Il aura donné toutes les chances à la région de sauver une infrastructure récréotouristique génératrice d’emplois et de retombées économiques. Si les liens ne sont par reconnus, le gouvernement et les radicaux verts auront compromis les efforts de relance de la station de ski par la région jusqu’à sa fermeture.

Lorsqu’on analyse les représentations des environnementalistes aussi bien que celles du milieu économique ainsi que les échanges avec la ministre et avec les parlementaires, on doit faire certains constats.

Les justifications économiques des chaises d’accommodement ou du projet de monorail sont trop élémentaires pour être convaincantes. Personne n’a contesté le dossier ou répondu aux questions soulevées par Mont-Orford, la saga. Par ailleurs, la ministre fait valoir que le gouvernement ne peut pas inscrire dans la loi une autorisation de principe qui permet n’importe lequel lien et qu’elle ne dispose pas des critères qui lui permettent d’encadrer correctement ces projets installations.

Les environnementalistes, de leur côté, même s’ils ont des appréhensions, soumettent qu’il y a des procédures prévues dans la Loi sur les parcs pour approuver de tels projets. Ironiquement, si le projet de loi intègre les liens et qu’il faut des modifications, il faudrait recourir à la plus lourde des procédures, un changement à la Loi sur les parcs.

De son côté, Marc Bellemare, le représentant FTQ des travailleurs de la station touristique, soutient qu’il n’hésitera pas à demander à l’opposition de votre contre le projet de Loi 90 si la région n’obtient pas ce qu’elle demande, à commencer par la levée de la menace de fermeture rapide.

Le député Pierre Reid témoigne de l’ouverture d’esprit de la ministre Beauchamp pour que la région propose une solution si l’appel d’offres se termine par un échec. Il fera possiblement la proposition d’un amendement au projet de Loi 90 sur la question des remontées mécaniques. Le gouvernement serait ouvert à cette idée.


Reportage TV COGECO


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