Les acteurs de la saga

Vicki May Hamm

Mairesse de la Ville de Magog
lundi 1er mars 2010 par Hubert Simard

Introduction

Mairesse de la Ville de Magog depuis le 1er novembre 2009, Vicki May Hamm a occupé le poste de conseillère municipale au cours du mandat précédent (2005-2009).Professionnelle du développement des affaires et des communications, elle est impliquée avec de nombreuses entreprises et des organismes du milieu. Adepte de l’Internet, elle communique également par l’intermédiaire de son propre site politique et de sa page Facebook.

Même si le Mont-Orford est situé à l’intérieur des limites de la municipalité du Canton d’Orford, la Ville de Magog joue un rôle de premier plan dans la gestion des enjeux de développement économique de la région.

Les discussions sur le dossier du Mont-Orford se poursuivent à plusieurs niveaux. Au cours du mandat précédent, la Municipalité régionale de comté (MRC) de Memphrémagog a été mandatée par le gouvernement du Québec pour réaliser un consensus régional sur la relance de la station de ski. C’est sur la base de ce rapport que le gouvernement du Québec cherche à orienter l’avenir de la station de ski. La Ville de Magog, sous l’administration du maire Marc Poulin, a joué un rôle déterminant dans le choix des orientations retenues par le conseil de la MRC.

Conseillère municipale, le mandat 2005-2009

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Position Magog Loi 23

Sous l’administration précédente, Vicki May Hamm est associée à deux documents d’orientations adoptés à l’unanimité par le conseil municipal. Le premier document, daté du 20 mai 2006, expose la position de la Ville de Magog sur le projet de loi no 23. Essentiellement, la Ville de Magog s’oppose au retrait de l’ensemble du Mont-Orford du parc national tout en maintenant la position historique en faveur du développement immobilier au bas des pistes.

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Position Magog 2006-08-21

L’autre document, daté du 21 août 2006, après l’adoption de la loi 23, est appuyé par Vicki May Hamm. Il exprime la vision du conseil municipal sur le projet récréotouristique qui doit être préparé par le comité aviseur de la MRC de Memphrémagog. Le document prend position en faveur du maintien du Mont-Orford à l’intérieur du parc et du caractère public des installations récréotouristiques. Magog est également favorable au transfert d’une partie de la taxe sur les nuitées pour soutenir les installations de la station de ski.

Campagne électorale octobre 2009

Au cours de la campagne électorale municipale à l’automne 2009, Vicki May Hamm a eu l’occasion d’exprimer son point de vue personnel sur l’avenir de la station de ski du Mont-Orford.

Audio - Entrevue avec Vicki May Hamm, candidate à la mairie de la Ville de Magog, Octobre 2009. Questions sur le dossier Orford, 9 minutes.

Elle affirme sa déception à l’égard du rapport de la MRC et elle dénonce le manque de leadership. Face à la perspective de la vente des installations, elle ne croit pas à l’absence de solutions. Elle croit aux possibilités de participation de la région au financement de la relance de la station et elle ouvre, avec prudence, une porte sur un programme de financement. Le modèle coopératif lui semble particulièrement adapté à la situation. Son expérience dans la mise sur pied d’une coopérative locale l’aide à évaluer ce potentiel. En ce qui concerne la réintégration des terres, elle affirme sans détours qu’elle n’auraient jamais dû être retirées du parc. Du point de vue de l’usage, elle considère la rationalisation des installations et elle insiste sur la valorisation d’activités légères sur quatre saisons.

À la suite de son élection à la mairie, elle rencontre la ministre Beauchamp avec ses collègues Marinovich et Bastien de la MRC de Memphrémagog.

Une période de réflexion et de concertation suit. On apprend peu de choses des discussions qui ont cours sinon que le modèle de la régie intermunicipale est écarté et qu’on s’attend à une « contribution du milieu »

Conseil municipal du 18 janvier 2010 : la réflexion se poursuit

Audio - Réponses de Vicki May Hamm, conseil municipal de la Ville de Magog, 18 janvier 2009.
Extrait du compte à rebours de la semaine 48

_ En fin d’assemblée, à la période de questions, la mairesse Hamm me donne les réponses suivantes. Non, le gouvernement du Québec n’attend pas un projet de fonds d’investissement régional pour lancer l’appel d’offres sur la vente des installations de ski et de golf. Non, la Ville de Magog ne travaille pas à l’arrimage avec l’appel d’offres d’une hypothétique contribution attendue par d’éventuels investisseurs et par le gouvernement.

_ Par contre, le milieu des affaires est mobilisé par l’intermédiaire de la Chambre de commerce et de la SDC du centre ville de Magog. Cette démarche est soutenue par la MRC et par le CLD Memphrémagog, présidé par Vicki May Hamm. Les maires de la région participent également à la démarche. La mairesse ne veut pas préciser ce qu’elle entend par contribution du milieu. Il semble qu’une stratégie se dessine et qu’il y a une volonté de régler ce dossier rapidement. « C’est un dossier qui a fait couler beaucoup d’encre dans le dernier mandat. On souhaite le régler rapidement au début de ce mandat ci. » Lorsqu’une proposition sera disponible, elle en discutera avec les membres du conseil.

Conseil municipal du 15 février 2010 : Position de principe sur l’approche coopérative

Audio - Conseil municipal de la Ville de Magog du 15 février 2010. Résolution d’appui unanime au principe de la solution coopérative. Présentation de Vicki May Hamm et période de questions.
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Position de principe Ville de Magog 2010-02-15

Tel qu’annoncé au conseil municipal du 18 janvier, Vicki May Hamm a développé une position qu’elle a partagée avec les membres du conseil municipal un mois plus tard, à la séance du 15 février. Une résolution a été adoptée à l’unanimité. Cette position de principe place la Ville de Magog dans une situation de leadership favorable à la solution coopérative représentée par la Coopérative de solidarité du Mont-Orford.

Extrait du compte à rebours de la semaine 44

_ La Tribune et Le Reflet-du-Lac ont fait état de cette position. La Tribune consacre la page 3 à cette nouvelle qualifiée par Jean-François Gagnon de « rebondissement inattendu dans la saga du Mont-Orford ».

_ Essentiellement, la mairesse justifie sa position par une vision lucide des enjeux de la relance de la station de ski. La ministre Beauchamp, au cours de la réunion de la mi-décembre avec les élus Vicki May Hamm, Pierre Bastien et Gérard Marinovich a clairement mis fin aux velléités de relance du débat sur le développement immobilier des terrains du Mont-Orford. Les 459 hectares seront réintégrés au parc national du Mont-Orford.

_ L’expérience passée et les perspectives de rationalisation de l’industrie du ski conduisent à poser le jugement qu’une prise en charge profitable et assurant la pérennité de la station de ski par l’entreprise privée n’est tout simplement pas possible.

_ La mairesse Hamm écarte également la solution d’une régie intermunicipale. L’expérience récente de l’échec de cette solution dans le cas de la station de ski Montjoye rend ce scénario invendable. De toute manière, aucune municipalité n’est prête à s’enfermer dans le rôle de gestionnaire d’un déficit de coûts d’opération.

_ Le dernier scénario, celui de l’organisme à but non lucratif, représenté par la Coopérative de solidarité du Mont-Orford, devient le plus plausible et celui qui a le plus de valeur politique. D’une part, la coopérative a réussi à se constituer une base de 1 000 membres qui ont investi dans l’achat de parts à 200$. D’autre part, cela permet à la mairesse d’interpeller la communauté d’affaires et de la mettre au défi de réussir un projet coopératif bénéfique à la communauté d’affaires et à l’ensemble de la communauté.

_ Présent au cours de l’assemblée, le président de la coopérative de solidarité, Bertrand Larivée, exprime sa satisfaction.

_ La mairesse Hamm profite de l’occasion pour clarifier sa position à l’égard de la réintégration des terres à l’intérieur du parc national du Mont-Orford. Au cours des débats, en campagne électorale, elle s’était déclarée ouverte à la réintégration, puis elle avait reculé à la suite d’une rencontre avec des intervenants favorables à la relance des discussions sur le développement immobilier. Elle place la responsabilité de la décision au niveau gouvernemental « c’était le seul consensus régional, selon eux ». Elle déclare à La Tribune (2010-02-17 Québec réintégrerait les terres exclues du parc, J. F. Gagnon) : « On a choisi d’arrêter de discuter de cet enjeu-là, indique-t-elle. Ce n’est pas un débat qu’on a le goût de ramener sur la place publique. De toute façon, la MRC a déjà pris position en faveur de la réintégration des terres. »

Vidéo du 1er mars 2010 : La position de la Ville de Magog sur l’option de la coopérative


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